06 oct. 2020

Actions en faveur du Climat en France, au Royaume-Uni et en Chine

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Entre les feux de forêt australiens en début d’année et la fonte de la calotte glaciaire du Groenland qui pourrait avoir atteint le point de non-retour selon une étude de l’université de l’Ohio publiée en août, l’urgence climatique ne montre aucun signe de répit.

Les efforts internationaux de lutte contre le changement climatique, notamment l'important Accord de Paris de 2015 en vertu duquel 195 pays se sont engagés à réduire leurs émissions de carbone, l’ambitieux Plan d’action de l’UE sur la finance durable et le Pacte vert européen, seront essentiels pour inverser la tendance du réchauffement climatique.

Mais la coordination internationale ne peut aller bien loin sans des contributions nationales concertées. À l’aide des trois exemples ci-dessous, nous montrons comment une action climatique bottom-up a également un rôle à jouer dans cette inversion de tendance : la France en première ligne, le Royaume-Uni sur la bonne voie et l’éléphant environnemental chinois.

France

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La France a été le premier pays au monde à établir une feuille de route claire pour lutter contre le changement climatique en imposant le reporting carbone.

L’article 173-VI de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui est entrée en vigueur en janvier 2016, fixe des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), de consommation d’énergie et de rapport entre les carburants fossiles et les énergies renouvelables 1. Il impose aux sociétés cotées un reporting carbone et aux propriétaires et gérants d’actifs la publication de l’empreinte carbone des portefeuilles.

La loi a été introduite selon le principe « se conformer ou s’expliquer », autrement dit les sociétés se conforment aux dispositions réglementaires ou expliquent publiquement pourquoi elles ne le font pas. En plus des risques climatiques, les investisseurs institutionnels doivent présenter la façon dont ils intègrent des mesures ESG plus larges dans leurs politiques d’investissement2.

“L'article 173-VI est un bon exemple de la façon dont on peut changer les règles du jeu. En septembre 2014 devant l'ONU des acteurs privés ont pris l'engagement d'assurer une meilleure analyse et un meilleur reporting de leur exposition au risque climat [...] pour sortir de la pure démarche volontaire et changer d'échelle à la hauteur de l'enjeu climatique, il fallait que les pouvoirs publics transforment l'essai en généralisant cette nouvelle exigence.”

Pascal Canfin, ancien Directeur général, WWF France

​Octobre 2016

​Royaume-Uni

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La Banque d’Angleterre joue un rôle central dans le financement de la lutte contre le changement climatique au Royaume-Uni, en partie grâce aux efforts déployés par l’ancien gouverneur de la BoE Mark Carney.

M. Carney a compris très tôt que le changement climatique touche à la stabilité financière et doit donc être une priorité pour les banques centrales. Dans une analyse de la BoE parue en 2018 intitulée Transition in thinking: The impact of climate change on the UK banking sector3, il souligne que le changement climatique n’est plus perçu comme un risque à la réputation, mais comme un risque financier et stratégique fondamental.​

“Une question pour chaque entreprise, chaque institution financière, chaque gestionnaire d'actifs, fonds de pension ou assureur : quel est votre plan ? Il y a quatre à cinq ans, seules les principales institutions avaient commencé à réfléchir à ces questions et pouvaient en rendre compte. Désormais, 120.000 milliards de dollars de bilans de banques et de gestionnaires d'actifs souhaitent cette divulgation [d'investissements dans les énergies fossiles]. Mais ça ne va pas assez vite.”

Mark Carney, ancien gouverneur de la BoE

Décembre 2019

Bien que Mark Carney ait quitté la BoE (et soit aujourd'hui l’Envoyé spécial des Nations Unies pour le financement de l’action climatique), la Banque possède un autre ardent défenseur de l’action climatique : Sarah Breeden. Mme Breeden, qui supervise les banques, sociétés de crédit immobilier et coopératives de crédit britanniques, soutient activement les initiatives visant à renforcer la résistance du système financier au changement climatique.​

“L’économie et le système financier me font davantage penser à des superpétroliers qu’aux catamarans ultrarapides de la Coupe de l’America. Pour changer le cours des choses, il faut une action précoce et prolongée et reconnaître qu’il vaut mieux avoir plus ou moins raison maintenant plutôt que d’avoir tout à fait raison quand il sera trop tard.”

Sarah Breeden, Directrice exécutive, Banque d’Angleterre

Avril 2019

​Autre évolution intéressante au Royaume-Uni, le projet de bousculer le marché des retraites et ses 1.600 milliards de livres. Plus précisément, le Pensions Climate Risk Industry Group (PCRIG) propose de modifier la loi britannique sur les régimes de retraite (Pension Schemes Bill) afin d’imposer aux administrateurs des régimes de retraite la gouvernance des risques climatiques et la publication des informations requises par le Groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives au climat (TCFD). C'est encourageant, dans la mesure où le cadre du TCFD est considéré par beaucoup comme la référence des informations des entreprises sur le risque financier lié au changement climatique.

Chine

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Compte tenu de son statut de premier émetteur de gaz à effet de serre (environ un quart des émissions mondiales), la Chine jouera un rôle essentiel dans la transition. Actuellement, la contribution déterminée au niveau national (CDN) de la Chine, à savoir les efforts spécifiques requis par l’Accord de Paris pour atteindre ses objectifs, est considérée comme « hautement insuffisante » (à décembre 2019), ce qui signifie que le pays prend du retard sur les engagements pris à Paris en faveur d’une transition vers une économie sobre en carbone.

Toutefois, les politiques actuelles de la Chine signalent une trajectoire en amélioration qui pourrait valoir au pays une CDN simplement « insuffisante ». Même si le chemin vers un réchauffement limité à 1,5°C est encore long, le désir et l’ambition de réduire les émissions restent bel et bien présents.

Ironiquement, la Chine est le premier consommateur mondial de charbon, mais aussi le premier producteur d’énergies propres. Le charbon représentait 66% de la production d’électricité de la Chine en 2019, contre 81% en 2007.4La part du charbon dans la capacité de production d’électricité installée, qui est actuellement de 58%, devrait être ramenée à 32% d’ici 2040 grâce aux nouvelles mesures politiques.5

En conséquence, les choix que fait le pays aux niveaux national et international en termes de financement des énergies brunes et vertes feront une différence réelle dans la décarbonation mondiale et le scénario de 1,5°C.

Le 22 septembre 2020, le Président Xi Jinping a annoncé que la Chine visait la neutralité carbone à l’horizon 2060, une déclaration largement interprétée comme une avancée significative sur le changement climatique compte tenu des émissions élevées de la Chine et de sa réticence légendaire à se désengager des carburants fossiles sous le prétexte qu’elle est une économie émergente.​

“L’Accord de Paris sur le changement climatique trace le chemin à suivre pour le monde, soit une transition vers le développement vert et à faible émission de carbone. Il précise les mesures minimales à prendre pour protéger la Terre, notre territoire commun, et tous les pays doivent prendre des mesures décisives pour honorer cet Accord. La Chine améliorera ses contributions prévues déterminées au niveau national en adoptant des politiques et mesures plus fermes.”

Président Xi Jinping

Septembre 2020

(Traduction de la version anglaise par le ministère chinois des Affaires étrangères)

​Les propriétaires d’actifs font aussi leur part

Avant même les vastes changements à venir du règlement européen sur les indices de référence climatiques, nous sommes heureux de constater que les propriétaires d’actifs et les fonds de pension s’engagent largement à décarboniser leurs actifs avec des indices et des mandats de gestion sobres en carbone. Pour n’en citer que quelques-uns6 :

  • Royaume-Uni : HSBC Bank UK Pension Scheme, 3,5 milliards de livres
  • Danemark : PenSam, 4,8 milliards d’euros
  • France : FRR, 2,5 milliards d’euros
  • Suède : AP4 (quatrième fonds de pension national), 3,2 milliards de dollars
  • États-Unis : CalSTRS, 2,5 milliards de dollars
  • Nouvelle-Zélande : NZ Super Fund (fonds souverain), 10 milliards de dollars

Le financement climatique jouera un rôle décisif dans la lutte contre le changement climatique. Ensemble, nous pouvons y arriver.

Découvrez notre gamme d’ETF axés sur la transition climatique visant à s’aligner sur l'objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris sur le climat : le maintien du réchauffement climatique à 1,5°C

1 https://www.unpri.org/climate-change/french-energy-transition-law-global-investor-briefing-on-article-173/295.article
2 https://www.frenchsif.org/isr-esg/wp-content/uploads/Understanding_article173-French_SIF_Handbook.pdf
3 https://www.bankofengland.co.uk/-/media/boe/files/prudential-regulation/report/transition-in-thinking-the-impact-of-climate-change-on-the-uk-banking-sector.pdf
4 https://energypost.eu/will-china-build-more-coal-to-stimulate-the-economy/
5Agence internationale de l’énergie
6 Sources: IPE.com, MSCI.com, calstrs.com,irmagazine.com, pionline.com

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