21 oct. 2019

Changement climatique : Il est trop tard pour attendre  

climatechange

A des fins de Marketing

POUR INVESTISSEURS QUALIFIÉS UNIQUEMENT – Ce document est réservé et ne peut être remis en Suisse qu’à des investisseurs qualifiés tels que définis dans la Loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC).

manuelAdamini

Face à la croissance exponentielle de la demande en investissements ESG, Lyxor ETF vous propose d’accéder aux dernières analyses des experts en la matière. Manuel Adamini, Head of Investor Engagement au sein de la Climate Bonds Initiative , offre une contribution exceptionnelle au Blog Lyxor ETF et explique pourquoi les investisseurs soucieux de faire avancer la lutte contre le changement climatique doivent agir au plus vite.

La Climate Bonds Initiative (CBI) a une mission à accomplir : mobiliser les importantes ressources présentes sur les marchés des titres de créance afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique. Notre mission est de plus en plus urgente, comme en témoigne l’écho croissant dont bénéficie le changement climatique dans le monde : les médias ont récemment évoqué la Semaine du climat de New York, l’intervention du président Trump lors de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée au changement climatique, ou celle de Greta Thunberg.

Une prise de conscience tardive

Une vérité simple, mais incontestable, décrit l’urgence du changement climatique : la température de la planète a déjà gagné un degré par rapport à la moyenne de l’ère préindustrielle, et cette hausse n’est que l’amorce de ce qui nous attend.

L’Accord de l’ONU à Paris, où les nations du monde se sont réunies pour s’entendre sur les objectifs liés au changement climatique, a permis de réaliser des progrès. Cependant, si tous les pays tiennent les engagements pris jusqu’à aujourd’hui – et pour l’instant, seule l’Inde est en bonne voie – la température sur Terre grimpera d’environ trois degrés par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses.

Pourquoi le réchauffement va-t-il se poursuivre sur Terre ? Parce que les émissions sont toujours en hausse² : les émissions de CO2 ont augmenté de 2,7% en 2018, après une hausse de 1,6% en 20171. En outre, la communauté internationale continue à consacrer davantage de moyens à l'exploration et au subventionnement des énergies fossiles qu'aux investissements dans les énergies renouvelables. Ces dix dernières années, le monde a injecté 2.500 milliards de dollars en faveur des énergies renouvelables2. Cependant, l’Agence internationale de l’énergie nous rappelle que c’est chaque année qu’il faudrait investir un tel montant, voire bien plus si nous voulons atteindre des objectifs durables plus ambitieux.

En résumé, la Terre est en danger. Si vous avez l’impression que des records de température sont battus tous les ans, c’est parce que c’est le cas. Les températures moyennes sont en augmentation et cela affecte des écosystèmes déjà sous pression. En 40 ans, le nombre de mammifères (pas le nombre d’espèces, mais bien le nombre d'animaux sur la planète) a chuté d’environ 50%. Une étude récente a également révélé que l'on compte 3 milliards d’oiseaux en moins aux États-Unis et au Canada que dans les années 1970, un recul de 30%3.

Nous avons besoin d’un changement majeur dans notre modèle de société. Nous avons déjà réussi des changements d’une telle ampleur par le passé, le plus souvent pendant les guerres. Le nouveau défi que nous devons affronter est d’une ampleur comparable. La réponse ne saurait être seulement nationale, voire régionale, elle se doit d’être véritablement mondiale. Sommes-nous capables de parvenir à un changement d’une aussi grande envergure ? Je l’espère.

Une planète opulente

On compte plus de 50.000 milliards de dollars d’infrastructure sur Terre, qui se sont principalement formés tout au long de la révolution industrielle. Ce chiffre devrait s’accroître de 90.000 milliards de dollars d’ici à 20304, ce qui signifie que nous sommes en train de reproduire le niveau de création de richesse de la révolution industrielle, mais à la vitesse de la révolution numérique, comme l’a expliqué Al Gore. Nous allons pratiquement doubler notre empreinte sur la planète en seulement une fraction du temps qu’il a fallu auparavant. Environ $2,4 trillions de dépense dans des systems d’énergie sont requis chaque année jusqu’en 2035 d’après le rapport du IPCC aux Nations Unies.

Nous vivons déjà dans un monde inondé de liquidités. Bloomberg estime le volume de dette à rendement négatif à 14.000 milliards de dollars (au 30/09/2019), et le montant des obligations à faible rendement et des liquidités est sensiblement identique. Voilà qui représente une formidable opportunité si nous parvenons à mobiliser ces sommes.

Dès lors, comment canaliser ces vastes richesses créées par l’homme au profit du climat ? La réponse se trouve dans l’investissement ESG. Lorsque nous réalisons un investissement éthique, nous devons veiller à soutenir des projets qui tiennent compte des défis climatiques que nous devons affronter et y répondent.

L’obligation verte

L’instrument pour y parvenir est l’obligation verte. Elle se présente sous différentes formes, mais à la base, il s’agit d’un titre qui oriente les richesses vers des projets verts. Une fois conscients de l’existence des obligations vertes et de l’urgence à agir, nous savons ce qu’il nous reste à faire. Nous avons l’argent et nous disposons des instruments financiers pour bien faire les choses. Si la situation climatique est peut-être préoccupante, le contrôle est toujours entre nos mains.

Le marché des obligations vertes croît rapidement. Elles ont d'abord bénéficié du soutien des banques de développement, puis de quelques sociétés non financières valeureuses comme EDF, Engie et Toyota. Ce marché affiche un essor exceptionnel depuis sa création, grâce à l’implication des banques et des émetteurs souverains, qui ont apporté un levier et des liquidités supplémentaires. On compte désormais quelque 12 émetteurs souverains d’obligations vertes et, à la CBI, nous osons même rêver d’un Bund vert à l’avenir.

Nous faisons donc des progrès, mais il reste encore tellement à faire. Certains investissements pertinents sur le plan climatique n'ont pas encore été répertoriés comme tels. Cette labellisation est pourtant essentielle car elle permet aux investisseurs de trouver des placements appropriés et oriente les fonds vers les bons projets.

À la fin du mois d’août 2019, entre 600 et 650 milliards de dollars d’obligations vertes labellisées étaient en circulation. On compte par ailleurs 1.000 milliards de dollars d'obligations pertinentes pour le climat qui ne sont pas labellisées « green bonds ». Tout cela n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan par rapport à la taille du marché obligataire mondial et aux sommes colossales d'argent qui y dort. Les quelques centaines de milliards de dollars d’obligations vertes ne représentent que 0,5 à 1% du total des émissions en circulation.

Il nous faut très rapidement faire un choix. L’heure n’est plus aux belles paroles, mais à l’action. Et pour réussir la transition d’un passé dépendant des carburants fossiles à un avenir fondé sur les énergies renouvelables, nous devons avancer à pas de géant. Serez-vous également de la partie ?

1The Global Carbon Project, décembre 2018
2UN Environment, septembre 2019
3Laboratoire d’ornithologie de Cornell, https://news.cornell.edu/stories/2019/09/nearly-30-birds-us-canada-have-vanished-1970
4The New Climate Economy, Rapport 2018 de la Global Commission on the Economy and Climate

Le présent article est publié à titre strictement informatif et ne constitue pas un conseil d’investissement. Lyxor ETF n'appuie ni ne promeut les sociétés citées dans cet article, de quelque façon que ce soit. Les opinions exprimées dans le présent article sont celles de Manuel Adamini. Elles n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Lyxor International Asset Management ou de la Société Générale. Capital à risque. Veuillez lire notre Avertissement en matière de risque ci-dessous.

Informations importantes

POUR INVESTISSEURS QUALIFIÉS UNIQUEMENT – Ce document est réservé et ne peut être remis en Suisse qu’à des investisseurs qualifiés tels que définis dans la Loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC).

Ce document a été fourni par Lyxor Internatonial Asset Management qui est seul responsable de son contenu.

MULTI UNITS LUXEMBOURG - Lyxor Green Bond (DR) UCITS ETF - Acc domicilié au Luxembourg, (les Fonds enregistrés) est un placement collectif de capitaux dont la distribution, en Suisse à des investisseurs non qualifiés tels que définis dans la loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC), a été approuvée par l’Autorité suisse des marchés financier FINMA (FINMA) selon l’article 120 de la LPCC.

MULTI UNITS LUXEMBOURG – Lyxor Green Bond ESG Screened (DR) UCITS ETF domicilié au Luxembourg, (les Fonds non-enregistrés, et ensemble avec les fonds enregistrés, les Fonds) est un placement collectif de capitaux dont la distribution, en Suisse à des investisseurs non qualifiés tels que définis dans la Loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC), n’a pas été approuvée par l’Autorité suisse de surveillance des marchés financiers FINMA (FINMA) selon l’article 120 de la LPCC. En conséquence les fonds non-enregistrés ne peuvent être offerts en Suisse qu’à des investisseurs qualifiés tels que définis dans la LPCC et son ordonnance d’application.

Les intermédiaires financiers (y compris en particulier les représentants de banques privées ou les gestionnaires de fortune indépendants, Intermédiaires) sont tenus d’observer les exigences réglementaires strictes de la LPCC qui s’appliquent à toute activité de distribution de placements collectifs étrangers en Suisse. Il est de la seule responsabilité de chaque Intermédiaire de s’assurer (i) que toutes ces exigences soient remplies avant que l’Intermédiaire ne distribue les Fonds présentés dans ce document et (ii) sinon, qu’il ne mène aucune activité qui pourrait être constitutive d’une forme de distribution de placements collectifs de capitaux en Suisse telle que définie à l’art. 3 LPCC et dans son ordonnance d’application.

L’information contenue dans ce document est donnée uniquement en date du présent document et n’est pas mise à jour à une date ultérieure.

Ce document a été élaboré dans un but exclusivement informatif et ne constitue ni une offre, ni une invitation à faire une offre, ni une sollicitation ou une recommandation d’investissement dans un quelconque placement collectif de capitaux. Ce document ne constitue ni un prospectus au sens de l’article 652a ou de l’article 1156 du Code des obligations suisse, ni un prospectus de cotation au sens des règles de cotation de la SIX Swiss Exchange plate-forme de négociation au sens de la Loi fédérale sur l’infrastructure des marchés financiers du 19 juin 2015 (telle qu’amendée de temps à autre, LIMF), ni un prospectus simplifié, ni un document d'information clé pour l’investisseur, ni un prospectus tels que définis dans la LPCC.

Tout investissement dans un placement collectif de capitaux comporte des risques qui sont décrits dans le prospectus ou la notice d’offre. Avant toute décision d’investissement il est recommandé de lire intégralement le prospectus ou la notice d’offre et de porter une attention spécifique aux avertissements et informations relatifs aux risques.

Tout benchmark/ indice de référence mentionné dans ce document est fourni dans un but informatif uniquement.

Ce document n’est pas le résultat d’une analyse financière et n’est donc pas soumis à la « Directive visant à garantir l’indépendance de la recherche financière » émise par l’Association suisse des banquiers.

Ce document ne contient pas de recommandations ni de conseils personnalisés et n’a pas pour vocation à se substituer aux conseils d’un professionnel en matière d’investissement dans des produits financiers.

Le Représentant et le Service de paiement des fonds en Suisse est Société Générale, Paris, succursale de Zurich, Talacker 50, 8001 Zurich.

Le prospectus ou la notice d’offre, le document d’information clé pour l’investisseur, le règlement de gestion, les statuts et/ou tout autre document constitutif ainsi que les rapports annuels et semi-annuels sont disponibles sans frais auprès du Représentant en Suisse.

S’agissant des parts/actions des Fonds distribuées en ou à partir de la Suisse, le lieu d’exécution et le for sont au siège du Représentant en Suisse.

Disclaimer Recherche

Lyxor International  Asset Management (LIAM) est une société de gestion française agréée par l’Autorité des marchés financiers et conforme aux dispositions des Directives OPCVM (2009/65/CE) et AIFM (2011/61/EU). Société Générale est un établissement de crédit (banque) français agréé par l’Autorité de contrôle prudentiel.Lyxor International Asset Management (LIAM) ou Lyxor Asset Management (LAM) peuvent ou ont pu entretenir des relations commerciales avec des entreprises couvertes par les rapports de recherche. En conséquence, les investisseurs doivent etre informés que LIAM, LAM, ou leurs employés, peuvent avoir un conflit d’intérêt susceptible de porter atteinte à l’objectivité de ce rapport. Dans le cadre de la prise de décision d’investissement, les investisseurs doivent considérer ce rapport comme un facteur individuel. Merci de vous référer à l’appendice de ce document pour la ou les certification(s) du ou des analyste(s), des informations importantes et les disclaimers. Ou consulter notre page web dediée www.lyxoretf.com/compliance.

Conflit d’intérêt

Le contenu de cette page reflète les vues, opinions et recommandations de la recherche cross-asset de Lyxor Asset Management ("LAM") et des analystes et stratégistes de la recherche ETF de Lyxor International Asset Management ("LIAM"). Dans la mesure où cette recherche recouvre des idées d’investissement fondées sur des vues macroéconomiques de conditions de marchés ou de valeur relative, elle peut être différente des opinions et recommandations fondamentales de la recherche cross-asset et de la recherche ETF présentées dans les rapports de recherche sur des secteurs ou entreprises produits par la recherche cross-asset ou la recherche ETF, ainsi que des vues et opinions d’autres départements de LAM, LIAM et de leurs filiales. Les analystes et/ou stratégistes de la recherche cross-asset Lyxor et de la recherche ETF consultent périodiquement les équipes commerciales et les équipes de gestion de LIAM ou LAM à propos d’informations sur le marché, incluant, mais ne se limitant pas, à l’établissement des cours, des niveaux de spreads et de l’activité de négociation des ETF répliquant des indices actions, obligataires et sur matières premières. Les tables de négociation peuvent négocier ou avoir négocié en tant que principal sur la base de vues et rapports des analystes de recherche. Lyxor a des politiques et procédure de recherche obligatoires qui sont raisonnablement conçues pour (i) s’assurer que les faits présentés dans les rapports de recherche sont fondés sur des informations fiables et (ii) pour éviter la diffusion sélective et non appropriée de rapports de recherche. En outre, les analystes de recherche reçoivent une rétribution sur la base, en partie, de la qualité et de la précision de leur analyse, des retours formulés par les clients, de facteurs concurrentiels et de l’ensemble des revenus de LIAM ou LAM, inclus les revenus des frais de gestion, des frais de conseil en gestion et des commissions de distribution.