07 oct. 2019

Pourquoi les obligations vertes ont-elles le vent en poupe ?

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POUR INVESTISSEURS QUALIFIÉS UNIQUEMENT – Ce document est réservé et ne peut être remis en Suisse qu’à des investisseurs qualifiés tels que définis dans la Loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC).

Les obligations permettent de mobiliser plus rapidement les fonds requis pour mener à bien la lutte contre le changement climatique. Elles remportent un franc succès auprès des investisseurs, qui comprennent que les avantages environnementaux ne se traduisent pas forcément par un surcoût. Et au-delà des préoccupations environnementales, les obligations vertes peuvent également constituer un investissement intéressant en soi.

Un investissement de niche qui tend à se généraliser

Dans la mesure où les obligations vertes sont relativement récentes, elles sont souvent considérées, à tort, comme un investissement de niche. Or elles ont tendance à se généraliser. En 2018, les nouvelles émissions d'obligations vertes ont atteint 168 milliards USD, contre seulement 42 milliards USD en 2015.1 Et tandis que 2019 s'annonce comme une année record avec de nouvelles émissions estimées à 250 milliards USD1, il apparaît de plus en plus clairement que les obligations vertes sont appelées à perdurer.Cette croissance rapide du marché trouve son origine dans l'Accord de Paris de 2015, qui a vu 195 dirigeants se mettre d'accord pour « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique » (CCNUCC, 2017).L'Accord de Paris se fonde sur des contributions déterminées au niveau national : chaque pays a ainsi quantifié et énoncé des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. L'objectif est de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Mais un changement de cette ampleur a un coût. Selon l'OCDE, pas moins de 6.300 milliards USD par an seront nécessaires d'ici 2030 pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. La finance se retrouve donc au cœur du changement.En l'état actuel des choses, le marché des obligations vertes représente 626 milliards USD.1 Pour atteindre les objectifs de finance verte fixés par les accords internationaux, les nouvelles émissions devront atteindre 1.000 milliards USD par an au début des années 2020. Les obligations vertes constituent indéniablement un marché en croissance.

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Source: Climate Bonds Initiative, au 30/08/2019

Votre obligation verte l'est-elle vraiment ?

La croissance des obligations vertes s'est accompagnée d'une montée du « greenwashing », une pratique obscure qui consiste pour les entreprises à faire en sorte que leurs produits ou services aient l'air plus durables qu'ils ne le sont réellement. Dans la mesure où ce sont les émetteurs qui donnent l'appellation « vertes » à leurs obligations, il existe un risque de « greenwashing » dans le sens où celles-ci peuvent ne pas être conformes aux normes rigoureuses auxquelles ces produits doivent satisfaire. C'est pour cette raison que les investisseurs font désormais beaucoup plus attention à ce que revêt réellement une obligation dite « verte ».

Les obligations vertes sont plus faciles à quantifier que la plupart des autres, compte tenu du principe de « l'utilisation du produit ». Une société ne peut en effet pas se contenter de donner l'appellation « verte » à une nouvelle émission. L'émetteur doit avant tout affecter les produits levés à des projets environnementaux éligibles. Il doit également répondre à d'autres critères et respecter les Principes pour les obligations vertes, un cadre mis en place par l'Association internationale des marchés de capitaux (ICMA). Bien que le respect de ces Principes soit volontaire, l'émetteur doit s'y conformer s'il souhaite bénéficier du label « vert ».

Par ailleurs, en plus de s'assurer que les fonds recueillis sont alloués exclusivement aux projets environnementaux éligibles, l'émetteur doit également suivre de près le produit de l'émission. Par la suite, il est en effet tenu d'établir un rapport d'impact à l'attention des souscripteurs : il doit ainsi rendre compte de l'utilisation des produits et de l'impact des projets environnementaux.

Comme nous l'avons mentionné, les Principes pour les obligations vertes reflètent les critères que doit respecter un émetteur pour bénéficier de l'appellation d'obligation « verte ». Mais le respect de ces principes ne garantit en rien l'accréditation. Un deuxième avis est d'abord souvent sollicité, notamment auprès d'agences telles que Vigeo Eiris. C'est ensuite généralement la Climate Bonds Initiative (CBI) qui se charge de la certification et de l'accréditation. L'investisseur a ainsi l'assurance que le produit envisagé constitue véritablement un investissement « vert ».

GreenBond

Le mythe de la « prime verte »

Les investissements qui favorisent le développement durable sont souvent critiqués par ceux qui estiment que les préoccupations éthiques pèsent sur la performance financière (« you get what you pay for »). Les avantages environnementaux rendent-ils les obligations vertes plus onéreuses ?

La réalité est en fait tout autre. Des études menées par la Climate Bonds Initiative ont montré que les obligations vertes ont tendance à afficher un comportement très similaire à celui des obligations classiques sur le marché primaire. Une analyse des prix réalisée au cours du second semestre 2018 s'est penchée sur 63 obligations vertes libellées en USD et en EUR d'un volume supérieur à 500 millions USD, soit environ un tiers du total des obligations « vertes » émises durant cette période.

Dans les conditions de marché difficiles qui prévalaient, de nombreuses obligations vertes ont enregistré une sursouscription et une compression des spreads plus importantes que leurs homologues classiques, en particulier en EUR. Il ressort de cette étude de la CBI que lorsque des courbes de rendement étaient disponibles, cela ne se traduisait pas nécessairement par une prime de prix (ou « prime verte »), la plupart des obligations affichant une prime de nouvelle émission normale. En outre, les obligations vertes semblent bien se comporter sur le marché secondaire direct, en particulier celles libellées en EUR.2

Rien ne prouve dès lors que les obligations vertes sont émises moyennant une « prime verte » et offrent un rendement moindre sur le marché primaire. Il semble que le prix de nombreuses obligations vertes soit en fait conforme à la courbe de rendement des obligations classiques.2

Performance et durabilité peuvent aller de pair

Tous ces éléments semblent indiquer que votre préoccupation première - le développement durable ou la performance financière - n'a que peu d'importance. Les obligations vertes se distinguent dans les deux cas et constituent une option intéressante pour ceux qui recherchent un investissement attrayant afin de compléter leur portefeuille.

1Source: Climate Bonds Initiative, 30/08/2019.2 Source: Climate Bonds Initiative, Green Bond Pricing in the Primary Market July-December 2018, Harrison, C.

POUR INVESTISSEURS QUALIFIÉS UNIQUEMENT – Ce document est réservé et ne peut être remis en Suisse qu’à des investisseurs qualifiés tels que définis dans la Loi suisse sur les Placements Collectifs de Capitaux du 23 juin 2006 (telle qu’amendée de temps à autre, LPCC).

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